#BalanceTonPorc

Elles sont de plus en plus nombreuses, elle sont des milliers maintenant, à parler d’agression sexuelle. Depuis quelques jours une vague déferle emportant avec elle les silences, anciens acquis de ceux dont on parle sous le hashtag #balancetonporc.

Ils sont nombreux, ceux qui sous couvert d’avoir une paire de couilles qui leur confère tous les droits, ceux qui se donnent le droit de part leur pouvoir financier et/ou social, patrons, amis, connaissances ou simples passants…

Nous avons toutes subit ces agressions, de la simple interpellation dans la rue au viol. Ils sont nombreux les paliers que nous avons toutes à un moment vu, vécu et subit.

Qui parmi nous n’a jamais remarqué deux personnes se donner un coup de coude sur notre passage ? Le harcèlement sexuel commence ici, il commence par un simple sifflement… c’est anodin un sifflement pourtant, c’est aussi un regard qui ne devrait jamais se poser à cet endroit sur soi, avec insistance.

Nous avons toutes été concernées au moins une fois dans notre vie par un acte que l’on peut considérer même minime et anodin.

Aujourd’hui on parle de religion, elle est ancrée dans les esprit, on parle du patriarcat grand ami de l’inconscient collectif, de l’homme tel qu’il est, de la société dans laquelle il a été élevé à devenir cet homme.

L’homme est cet être supérieur qui a droit de vie ou de mort sur vous, votre vie, votre carrière.

Du harcèlement d’une seconde au harcèlement sur le long terme, nous l’avons toutes subit un jour.

La parole reprend ses droits, les femmes parlent en masse, mais jamais assez face à ce silence qu’on nous a sans le savoir imposé, pour une honte, pour une carrière, pour une vie, pour une tranquillité… Parce que parler n’est pas chose facile, nous pouvons trouver quelqu’un pour écouter…

Il faut cependant trouver quelqu’un pour entendre et comprendre, pour soutenir, pour accompagner… et surtout pour croire, non pas en dieu mais en ces messages envoyés par ces milliers de femmes, comme des bouteilles à la mer et se sentir moins seule.

Nous photographions une femme, de façon romantique et romanesque, derrière ces fards se cachent une femme debout face à ce monde qui voudrait la soustraire, nous parlons de nous, mais aussi de toutes les femmes, souhaitant essayer d’approcher un jour au plus juste l’image de cette femme libre d’être ce qu’elle veut.